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Biennale de Luanda : Le Président Félix Tshisekedi appelle à faire de la gouvernance de l’eau un instrument de paix en Afrique

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À l'occasion de la 4e Biennale de Luanda qui s'est ouverte ce jeudi 22 octobre 2026 en Angola sous le thème « Renforcer la gouvernance de l’eau en Afrique comme outil de prévention, de médiation et de résolution des conflits », le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a lancé un appel fort en faveur d'une gestion équitable de l’eau sur le continent.

« Une gouvernance équitable de l’eau peut contribuer à prévenir les conflits et donner à la paix des fondements durables », a déclaré le Président de la République, relevant le contraste entre l’importance des ressources hydriques du continent et les difficultés persistantes d’accès à l’eau auxquelles sont confrontées de nombreuses populations africaines.

Face à ces enjeux, le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a soutenu qu'une gestion concertée des ressources hydriques constitue le meilleur moyen de désamorcer les tensions et de garantir une stabilité durable sur le continent. Il a, dans cette perspective, proposé de donner une nouvelle dimension à la « Coalition africaine pour la sécurité hydrique », dont il avait appelé à la constitution en juillet dernier à N’Djamena, au Tchad.

« En juillet dernier, à N’Djamena, j’ai appelé à la constitution d’une Coalition africaine pour la sécurité hydrique. À Luanda, je propose que nous donnions à cette ambition une portée explicite de prévention des conflits, de médiation et de consolidation de la paix », a déclaré le Président de la République. Cette ambition repose sur trois priorités. 

« La première est de prévenir les tensions par des règles communes et par la confiance dans l’information. Les États qui partagent un fleuve, un lac ou une nappe souterraine doivent pouvoir échanger régulièrement sur leurs besoins, leurs projets et les risques auxquels ils sont exposés », a-t-il dit. 

Le Président de la République a indiqué que « la deuxième priorité est de faire de la coopération autour de l’eau un appui à la médiation et au rétablissement de la confiance. Entre des communautés qui se méfient les unes des autres, gérer ensemble un point d’eau ou convenir de règles d’accès à l’irrigation peut ouvrir un espace de dialogue ».

« La troisième priorité est d’ancrer la paix dans des projets dont les bénéfices sont équitablement partagés. La coopération devient plus solide lorsqu’elle améliore concrètement les conditions de vie. Des infrastructures communes peuvent soutenir l’agriculture, produire de l’énergie et faciliter les échanges entre nos pays », a conclu le Chef de l’État.

Face à la crise sécuritaire dans l'Est de la République démocratique du Congo, le Chef de l'État a souligné l'urgence de réhabiliter les infrastructures de base, comme l'eau et l'assainissement, pour restaurer la dignité des civils et favoriser le retour sécurisé des déplacés. Il a toutefois précisé que cette reconstruction doit impérativement s'intégrer dans un processus plus large fondé sur le respect de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de la protection des populations civiles.

Au niveau régional, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a mis en évidence les possibilités qu’offre le potentiel hydroélectrique du fleuve Congo, notamment à travers le projet Grand Inga qui constitue un levier majeur d’intégration énergétique et d’industrialisation du continent.

Au plan national, le Président de la République a insisté sur le « Pacte présidentiel pour l'eau, l'hygiène et l'assainissement en République Démocratique du Congo ». Cette initiative présidentielle stratégique vise à porter à 60 % le taux d’accès à l’eau potable, à 50 % celui de l’accès aux services d’assainissement et d’hygiène, et à garantir une couverture adéquate en infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement dans 80 % des écoles et des établissements de santé.

Par ailleurs, le Chef de l’État a réaffirmé la position de la République démocratique du Congo s’agissant des éventuels projets de transfert des eaux du fleuve Congo vers d’autres bassins. Il a rappelé qu’aucun engagement ne saurait être envisagé en dehors du respect de la Constitution et des lois nationales, sans consultation préalable du peuple congolais par référendum ni garanties scientifiques rigoureuses permettant de préserver les intérêts du pays et les équilibres écologiques.

« Je souhaite que la Biennale de Luanda marque une avancée dans ce sens : rapprocher la coopération hydrique de nos efforts de paix, soutenir les institutions de bassins et orienter les investissements vers les populations qui en ont le plus besoin », a déclaré le Chef de l’État.

Saluant l’engagement de son homologue angolais, João Manuel Gonçalves Lourenço, de l’Union africaine et de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), partenaires de cette quatrième Biennale, le Chef de l’État a exprimé le souhait de voir cette rencontre déboucher sur des avancées concrètes en matière de coopération, de prévention des conflits et de consolidation de la paix.

« L’eau nous relie. À nous de faire de ce lien une force de paix pour l’Afrique », a conclu le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.



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