Publié le 1 oct. 2022

Compte rendu de la soixante-onzième réunion du Conseil des Ministres

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Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, FélixAntoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a présidé en visioconférence, la soixante-onzième réunion du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République, ce vendredi 30 septembre 2022. Quatre (4) points ont constitué la charpente de l’ordre du jour, à savoir :

I. Communication de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat ;

II. Points d’informations ;

III. Approbation d’un relevé des décisions du Conseil des Ministres ;

IV. Examen et adoption des textes.

I. COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT

Le Président de la République, Chef de l’Etat, a articulé sa communication autour de trois (03) points ci-après :

1. De la participation à la 77ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies

Le Président de la République, Chef de l’Etat, a fait part au Conseil de sa participation à la 77ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies à New-York placée sous le thème « un tournant décisif : des solutions transformatrices face à des défis intriqués ». La République Démocratique du Congo, notre pays, a fait entendre sa voix sur les enjeux nationaux et internationaux, notamment les questions liées à la sécurité et à la paix, aux changements climatiques, à l’économie mondiale post Covid et à la lutte contre la pauvreté.

Lors de cette Assemblée Générale des Nations Unies, le Président de la République a lancé un appel au respect du droit international et surtout du multilatéralisme qui sont à la base de la création de l’Organisation des Nations Unies, et ont fait leur preuve au cours de notre marche collective. Il a rappelé l’importance de réformer le système actuel des Nations Unies afin de l’adapter aux défis de l’heure et de notre temps, en respectant les équilibres géopolitiques par l’accès de deux postes de membres permanents et deux autres des membres non permanents à l’Afrique, avec les mêmes droits. Du point de vue national, et par devoir de vérité, le Président de la République, Chef de l’Etat, a dénoncé l’agression injuste et illicite sur le plan du droit international dont notre pays est victime de la part du Rwanda qui utilise un mouvement terroriste dit « M23 », par procuration, et ce, face à l’impuissance de l’Organisation des Nations Unies et à l’indifférence de la Communauté internationale. Ces organisations qui devraient appuyer un Etat menacé, soutiennent malheureusement des mesures de restrictions affectant nos capacités de défense. Le Président de la République a appelé à la requalification du calendrier de retrait des forces de la MONUSCO dont les faiblesses et limites ont été reconnues au plus haut sommet de l’administration onusienne. Il a terminé son propos en rappelant la détermination du peuple Congolais à défendre la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale du pays, quel qu’en soit le prix. « Nous devions nous mobiliser tous et toutes pour cette cause existentielle », at-il insisté. En marge de ces assises, le Président de la République a eu des échanges avec certains dirigeants du monde et des Organisations internationales.

2. De l’opportunité d’intégrer les indicateurs du marché du travail dans le cadre macro-économique et budgétaire

Le Président de la République a rappelé aux membres du Conseil sa volonté, maintes fois exprimée et manifestée, d’améliorer la cohésion sociale dans notre pays, de créer les conditions favorisant le développement d’une classe moyenne dont le nombre sera en croissance sensible, du fait de son accès à des emplois tant dans le secteur public que privé. Lors de cette Assemblée Générale des Nations Unies, le Président de la République a lancé un appel au respect du droit international et surtout du multilatéralisme qui sont à la base de la création de l’Organisation des Nations Unies, et ont fait leur preuve au cours de notre marche collective. Il a rappelé l’importance de réformer le système actuel des Nations Unies afin de l’adapter aux défis de l’heure et de notre temps, en respectant les équilibres géopolitiques par l’accès de deux postes de membres permanents et deux autres des membres non permanents à l’Afrique, avec les mêmes droits. Du point de vue national, et par devoir de vérité, le Président de la République, Chef de l’Etat, a dénoncé l’agression injuste et illicite sur le plan du droit international dont notre pays est victime de la part du Rwanda qui utilise un mouvement terroriste dit « M23 », par procuration, et ce, face à l’impuissance de l’Organisation des Nations Unies et à l’indifférence de la Communauté internationale. Ces organisations qui devraient appuyer un Etat menacé, soutiennent malheureusement des mesures de restrictions affectant nos capacités de défense. Le Président de la République a appelé à la requalification du calendrier de retrait des forces de la MONUSCO dont les faiblesses et limites ont été reconnues au plus haut sommet de l’administration onusienne. Il a terminé son propos en rappelant la détermination du peuple Congolais à défendre la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale du pays, quel qu’en soit le prix. « Nous devions nous mobiliser tous et toutes pour cette cause existentielle », at-il insisté. En marge de ces assises, le Président de la République a eu des échanges avec certains dirigeants du monde et des Organisations internationales. 2. De l’opportunité d’intégrer les indicateurs du marché du travail dans le cadre macro-économique et budgétaire Le Président de la République a rappelé aux membres du Conseil sa volonté, maintes fois exprimée et manifestée, d’améliorer la cohésion sociale dans notre pays, de créer les conditions favorisant le développement d’une classe moyenne dont le nombre sera en croissance sensible, du fait de son accès à des emplois tant dans le secteur public que privé.

En effet, la cohésion sociale et la prospérité partagée qui reposent impérativement sur une exploitation optimale de la diversité des ressources naturelles dont regorgent notre pays, doivent se concrétiser par une dynamique de création nette d’emplois, et des emplois correctement rémunérés et décents. La création nette d’emplois principalement dans le secteur privé devrait demeurer une préoccupation majeure du Gouvernement pour absorber le nombre exponentiel des jeunes, tant diplômés que non qualifiés qui arrivent chaque année, et se déversent sur le marché du travail. Cette situation s’observe sur l’ensemble de nos 26 Provinces, principalement dans les villes. En outre, il est établi que le niveau du taux d’emploi dans un pays, traduit non seulement le dynamisme de son économie, mais permet aussi au Gouvernement d’ajuster ses politiques publiques en vue de tendre vers une situation de plein emploi pour sa population active. Le Président de la République a salué les efforts fournis par le Gouvernement, notamment pour l’assainissement du climat des affaires, la stabilité du cadre macro-économique, la réforme de la fiscalité qui sont profitables au secteur privé doivent se mesurer entre autres par le nombre d’emplois préservés, créés, et surtout diversifiés suivant les potentialités de notre économie. Le Président de la République a instruit le Ministre d’Etat, Ministre du Plan, et la Ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, sous la supervision du Premier Ministre, de prendre toutes les mesures nécessaires pour intégrer les indicateurs du marché du travail dans le cadre macro-économique à partir de l’année prochaine, indiquant le nombre d’emplois nets et le taux de chômage. Le Ministre d’Etat, Ministre du Plan devra présenter, fin octobre, une feuille de route y relative.

3. Construction des passerelles piétonnes et viabilisation de la mobilité sur la voie rapide vers l’aéroport international de N’djili

Le Président de la République est revenu sur la persistance des multiples problèmes liés à la mobilité et à la sécurité routière de nos compatriotes. Il a rappelé la responsabilité du Gouvernement de garantir une mobilité aisée et sécurisée à tout usager, y compris les personnes à mobilité réduite, lors de la conception et de la mise en œuvre des projets de construction ou de modernisation des infrastructures routières, particulièrement en milieu urbain. Cependant, après avoir rehaussé le niveau de service du Boulevard Lumumba afin de favoriser la fluidité du trafic entre les communes de la ville Province de Kinshasa et l’aéroport international de N’djili, la sécurisation des piétons devant traverser cette voie rapide demeure plus qu’impérieuse. Le fait de voir des adultes et enfants enjamber les séparateurs est avilissant, dégradant et dangereux, a déploré le Président de la République. Pour ce faire, il est urgent de relancer le projet de construction des passerelles piétonnes tout au long de cet axe routier du boulevard Lumumba, afin d’avoir des voies de passage sécurisées d’une rive à une autre. Le Président de la République a instruit le Ministre d’Etat, Ministre des Infrastructures et Travaux Publics qui détient la tutelle technique de l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT en sigle), de commander à celle-ci, un état des lieux sur la réalisation du projet initial de construction desdites passerelles, mais aussi, tenant compte de l’expertise de cet établissement public, de mener des études de faisabilité pour la construction de nouvelles passerelles tout au long de cet axe afin d’avoir des espaces sécurisés en nombre suffisant pour les traversées piétonnes quotidiennes.

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